Don du sang

L’établissement français du sang (EFS)

Missions… 
Acteur essentiel de la santé en France, l’EFS assure le lien entre les besoins des malades et la générosité des donneurs. Dans ce cadre, sa logo-don-du-sangmission première, souhaitée par le législateur, consiste à assurer l’autosuffisance de la France (DOM compris) en produits sanguins.
Le don du sang est indispensable et irremplaçable pour sauver des vies. Dans les 17 établissements régionaux qui le composent, l’EFS dispose donc du monopole des activités de collecte, préparation, qualification, distribution des produits sanguins labiles. L’EFS assure souvent également l’immunohématologie receveurs, c’est à dire qu’il vérifie la compatibilité entre les caractéristiques du receveur et celles du produit qui lui est destiné.
L’EFS assure également l’approvisionnement en plasma du Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB), en vue de la fabrication de médicaments dérivés du sang.
Afin de valoriser les métiers de la transfusion sanguine, l’EFS s’investit également dans d’autres activités qui découlent du don du sang : thérapie cellulaire, banque de tissus et de cellules souches hématopoïétiques issues du sang placentaire, greffe de moelle osseuse…

Une qualité optimale des produits sanguins préparés L’EFS veille au respect des bonnes pratiques transfusionnelles afin de garantir des conditions optimales de qualité et de sécurité pour les produits sanguins.De fait, afin de prévenir les effets inattendus ou indésirables relatifs à la transfusion sanguine, une partie des activités de l’EFS sont consacrées aux activités de veille et de vigilance : l’hémovigilance, la biovigilance, la pharmacovigilance et la matériovigilance.

Etablir des relations durables avec les donneurs
Afin de garantir l’indépendance de la France en produits sanguins, l’EFS doit jouer un véritable rôle pédagogique auprès du grand public. Il est en effet primordial d’expliquer aux donneurs et futurs donneurs de sang les principes éthiques qui fondent leur acte et qui sont scrupuleusement respectés en France : bénévolat, volontariat, anonymat, non-profit. Ces principes fondamentaux garantissent une sécurité optimale de la chaîne transfusionnelle.

A l’international
Enfin, l’EFS dispose d’un savoir-faire reconnu en transfusion sanguine qui en fait un acteur prépondérant sur la scène internationale. De l’Afrique à l’Asie en passant par l’Amérique Latine, les hommes et les femmes de l’EFS apportent compétences et savoir-faire pour contribuer à l’amélioration des systèmes de transfusion sanguine des pays en voie de développement.

Puis-je donner ?

Don_efsIndications / Contre-indications
L’EFS doit prendre toutes les mesures pour que le don de sang soit aussi sûr que possible pour le malade, en particulier vis-à-vis du risque de transmission d’une bactérie, d’un virus, d’un parasite ou de substances dangereuses. Il doit également veiller à la santé des donneurs. Pour ces deux raisons, il existe des cas pour lesquels il n’est pas possible de donner son sang.

Etat général du donneur 
Pour pouvoir donner, il faut peser au minimum 50 kg. En dessous de cette valeur, la corpulence est insuffisante pour qu’une unité thérapeutique puisse être prélevée. Le don est également proscrit en cas de grande fatigue, d’anémie, de diabète insulino-dépendant ou de traitement pour des crises d’épilepsie. Les femmes enceintes ne doivent pas non plus donner et ce, jusqu’à six mois après l’accouchement, pour éviter tout risque d’anémie. Pour les personnes sous protection légale (tutelle ou curatelle), le don est également proscrit de façon réglementaire.

Infections en cours
En cas de maladie virale (ex.: grippe, gastro-entérite…), il faut attendre deux semaines après la fin des symptômes pour pouvoir donner son sang. De même, en cas de prise de médicaments (antibiotiques, corticoïdes en comprimés…), il faut respecter un délai de 14 jours après la fin du traitement. S’il s’agit de maladies transmissibles par le sang (syphilis, hépatites virales B et C, VIH), le don est proscrit.

Exposition à des risques d’infection
Après certains actes de la vie quotidienne, il faut respecter un délai déterminé avant de pouvoir donner son sang :

  • 1 jour pour le traitement d’une carie
  • 7 jours pour un détartrage
  • 4 mois pour un piercing ou un tatouage
  • de 7 jours à 4 mois pour une intervention chirurgicale
  • 4 mois après le dernier rapport sexuel non protégé
  • 4 mois après le retour d’un voyage dans un pays impaludé (entre-temps, le don de plasma est cependant possible).

Pour les personnes ayant déjà subi une transfusion sanguine, une greffe d’organe, de tissus ou de cellules, le don de sang n’est pas possible, dans un souci de protection du malade mais aussi du donneur.

En cas de séjour en Grande Bretagne de plus de 12 mois entre 1980 et 1996, le don du sang est proscrit. Il existe en effet un risque théorique de transmission de l’encéphalopathie spongiforme bovine ou “maladie de la vache folle”.

En cas d’injection de drogue par voie intraveineuse, actuelle ou passée, il existe un risque de contaminations infectieuses, qui entraîne une impossibilité de don.

D’une manière générale, seule la personne qui effectue l’entretien médical pré-don est habilitée à décider de l’aptitude d’une personne à donner ou non son sang et examine chaque cas médical. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un site de l’EFS.

Le don de moelle osseuse

Devenir donneur volontaire de moelle osseuse 
Quand fait-on appel au Registre de volontaires au don de moelle don de moelle osseuseosseuse ? Quand il n’existe pas de donneur compatible au sein de la famille du malade. Grâce à l’interconnexion du Registre France Greffe de Moelle avec l’ensemble des Registres internationaux, les recherches s’effectuent alors parmi les 11 millions de donneurs recensés dans le monde.
Actuellement, la moitié des greffes sont réalisées à partir du don d’un membre de la famille du malade, l’autre moitié grâce à un donneur non-apparenté.

Quelles sont les conditions pour être donneur ?
Il faut être en parfaite santé, avoir moins de 50 ans lors de l’inscription, même si l’on peut donner jusqu’à 60 ans, et accepter de se soumettre à un entretien médical très poussé sur ses antécédents familiaux et sur son mode de vie.

Comment se passe un prélèvement ?

Il existe aujourd’hui deux façons de prélever les cellules souches issues de la moelle osseuse :

  • Le prélèvement de moelle osseuse :
    Ce type de prélèvement se passe sous anesthésie générale. Le donneur entre à l’hôpital la veille du prélèvement. Le lendemain, l’anesthésie dure une à deux heures. Le prélèvement se fait par ponction dans les crêtes iliaques postérieures. Le donneur sort le lendemain de l’hôpital.
  •  Le prélèvement de cellules souches périphériques :
    Ce mode de prélèvement ne nécessite pas d’hospitalisation. Le donneur reçoit dans les 5 jours qui précèdent le prélèvement un médicament appelé facteur de croissance, qui fait sortir les cellules souches présentes dans la moelle osseuse vers le sang. Ces cellules sont recueillies en 3 à 4 heures, via un prélèvement sanguin du donneur, par une machine chargée de les trier (procédure de cytaphérèse).

Que devient le greffon de moelle osseuse ?
Il est transporté jusqu’au centre où le malade en attente d’un greffon est hospitalisé. Il est préalablement dirigé vers le service de thérapie cellulaire où il est préparé et conditionné. Le greffon est ensuite injecté par voie veineuse au receveur.

Que se passe-t-il si aucun donneur compatible n’est trouvé ?
On envisage alors une greffe de sang placentaire (ou sang de cordon) dans quelques situations précises. En pédiatrie, cette source de cellules peut d’ailleurs être privilégiée.

Le don d’organes

Il n’y a pas d’âge limite pour le don d’organes : adolescents comme retraités, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après ou avant la mort. Aucun problème de santé ne constitue non plus un obstacle a priori au don.
Pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable au don.

Tous les âges sont concernés…
Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges. S’il est vrai qu’un cœur est rarement prélevé après 60 ans, les reins ou le foie peuvent l’être sur des personnes beaucoup plus âgées. 29 % des reins greffés proviennent aujourd’hui de donneurs qui ont plus de 60 ans.
Inversement, quand un enfant décède, ses parents peuvent tout à fait autoriser le prélèvement de ses organes. Leur petite taille permettra vraisemblablement de greffer un autre enfant.
En 2008, 2,2 % des donneurs avaient moins de 16 ans, 30,1 % de 16 à 45 ans, 34,2 % de 46 à 60 ans et 33,5 % plus de 60 ans.

Aucun état de santé n’est un obstacle a priori
Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.

Le cas des mineurs
Jusqu’à 18 ans, ce sont les parents ou les tuteurs légaux qui prennent la décision de prélever. Néanmoins, si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle sur le don d’organes, dans la plupart des cas, elle est prise en compte.

Au centre hospitalier de Saint-Dié

Une antenne de l’établissement Français du sang Lorraine-Champagne se trouve dans votre hôpital. L’entrée se trouve à droite de l’entrée principale de l’hôpital.

Horaires d’ouverture
 1er mardi de chaque mois : de 16h à 19h
Mercredi et Samedi de 8h à 12h
Vendredi de 8h à 13h et de 14h à 16h30
Tél: 03.29.52.21.00